Il fallait du temps à Marc pour se décider malgré cette offre alléchante. Il se demandait si cette femme lui avait tout dit. Discrètement, il s’est mis à la suivre jusqu’à sa propriété. Il ne franchit pas les murs car la zone était gardée par deux maîtres-chiens chacun ayant en laisse un rockweller bien enragé, la gueule dégoulinante. Les chiens se dressaient sur les pattes de devant. Ils avaient senti la présence de Marc et commençaient à aboyer. Leur laisse était tellement fine donnant l’impression qu’elle se briserait à tout moment. Marc prit peur. Il fit demi-tour, monta le premier taxi en direction de son appartement.

Il vivait seul dans son studio qui était agréablement décoré mais avec très peur de choses dedans. Son patrimoine était composé d'un fauteuil clic-clac de couleur marron, un téléviseur LCD de 81 centimètres de diamètres, un réfrigérateur, une armoir pour ranger ses beaux costumes et d'une bibliothèque où il rangeait tous ses livres. Il n'avait pas de garage puisqu'il ne disposait pas de voiture. De plus, la ville était bien desservie par les bus.

Il se servit un porto, alluma la télévision et s’allongea dans son fauteuil. Il pensa à nouveau à la proposition de cette femme. Puis, il s’endormit et passa la nuit sur son fauteuil.

Le lendemain vers 11 heures, il se décida. Il quitta son appartement, descendit les escaliers doucement, ouvrit les deux portes qui formaient le SAS et accourut jusqu’à la première cabine téléphonique. Il passa un appel anonyme en prenant soin de bien faire un code secret. Il y eu que deux sonneries. Lorsqu’il entendit décrocher la femme, il dit simplement :

« je suis votre homme.

- Ok, je vous contacterai au moment voulu, répondit la femme. »

Et ils raccrochèrent ensemble.

Marc remonta dans son appartement et déposa son téléphone portable sur la table de salon. Il se resservit un autre porto et ralluma la télévision. Le film avait commencé mais il n’eut pas beaucoup de mal à deviner le début. Une trentaine de minute plus tard, il s’était endormi. Il se réveilla trois heures après et en tout premier lieu, il vérifia son téléphone. Il le mit à recharger en attendant un signe d’elle.

Au bout de deux jours, le téléphone sonna. Il décrocha, fut surpris et alla aussitôt vers l’entrée. Derrière la porte, cette femme mystérieuse, grande, avec des cheveux longs châtains s’y trouvait. Elle ferma d’un geste de la main son téléphone portable une fois qu’il ouvrit la porte. Elle entra et s’assit sur le fauteuil. Marc lui proposa un café avant de s’asseoir à côté d’elle. Il su finalement qu’elle s’appelait Serena et qu’elle était italienne.